Si j’ai choisi de vous raconter l’histoire de Monsieur et Madame Diawara1, c’est pour pouvoir vous faire partager de ces belles rencontres que la clinique nous permet de faire et qui s’en nourrit à son tour. Je voudrais rendre hommage à la confiance qu’ils manifestent en l’équipe depuis plus de 2 ans qu’elle les accompagne ; c’est également une reconnaissance de dette de la jeune clinicienne que je suis, qui a tenté d’élaborer cette rencontre au sein d’un travail de recherche, présenté dans le cadre de ce D.U. l’année passée.
Notre rencontre avec Monsieur et Madame Diawara est donc précipitée par un bébé qui ne vient pas, qui les amène à leur arrivée en France à consulter, puis à entamer un traitement dans le service de P.M.A., Procréation Médicalement Assistée et non Maternellement assistée, comme ma langue fourche souvent, vous allez comprendre, je l’espère, pourquoi.
Une histoire donc, en voici :
Le prologue
Ce jeune couple du Mali d’une trentaine d’années arrive en France deux mois après la célébration de leurs noces, il y a huit ans. Monsieur Diawara se rappelle de ce mariage comme d’un évènement à double face : d’un côté, « un amour d’enfance » qui se donnait des airs de conte de fée, une noce qui venait mettre en valeur le beau couple qu’ils formaient, l’un et l’autre somptueusement vêtus ; de l’autre côté, la réunion de deux orphelins « qui pleuraient chacun leur mère » disparue. Au jour de leur mariage, Monsieur et Madame Diawara se sont unis dans le partage de cette douloureuse absence maternelle que les années n’ont pas adouci. Monsieur Diawara parle de sa femme et dit : « Depuis qu’elle est rentrée dans ma chambre, elle est rentrée dans ma vie, comme ma mère. » En miroir, ils se sont donnés pour tâche d’être le vivant qui prend la place du mort. A la manière de Cendrillon, que nous avons convoqué au cours du travail thérapeutique, il a manqué à ces deux orphelins une tombe pour ces mères idéalisées. Une tombe pour recevoir les larmes, vous connaissez peut-être cette version du conte que rapporte Bettelheim, où les larmes de la petite fille arrosent le rameau et le font croître en « un fort et bel arbre », l’arbre du souvenir vivant qui « soutient jusque dans les pires adversités » (Bettelheim 1976 : 375).
Entre Monsieur et Madame Diawara, il y a donc une rencontre spéculaire qui ne doit pas occulter la fondamentale asymétrie sur laquelle le couple s’est construit. : Monsieur Diawara est mince et de taille moyenne, il a une sorte d’espièglerie et d’agilité rieuse un peu enfantine qui contraste avec un certain hermétisme de Madame Diawara, qui semble se protéger dans un « corps-cuirasse », compact et relativement statique. C’est comme si par leur présence physique, ils racontaient la dissemblance de leur filiation : Madame Diawara est d’ethnie Bambara, une noblesse d’extraction qui va s’incarnée au long cours du travail thérapeutique. Ce travail nous a permis d’échafauder une sorte de « récit épique » faisant coexister les traits contrastés de la personnalité de Madame Diawara. A la Cendrillon des premiers temps de la prise en charge, où Madame Diawara se remémore son statut de « boniche » sous le joug d’une marâtre, vient se juxtaposer une image plus récente : en identification à un père héroïque, Madame Diawara se souvient de scènes de son enfance, où elle faisait usage de violence. Forte de ces souvenirs, elle s’inscrit d’elle- même dans la filiation de certaines femmes de sa lignée qu’elle qualifie de « femme à cœur d’homme ».
Monsieur appartient à l’ethnie des Sarakolés, considérés, au regard des Bambaras en particulier, comme des travailleurs de force, besogneux et désargentés. Sa famille voyait d’un mauvais œil son mariage avec Madame Diawara, la soupçonnant par avance de snobisme et de mépris. Relevant le défi, si l’on peut dire, Monsieur Diawara, bien que de condition modeste, a mis un point d’honneur à parer les jeunes mariés des plus beaux atours. S’étant ainsi exposé, il semble désormais subir la vengeance des siens dont il a aiguisé la jalousie et qui ne se privent pas de commentaires sur cette femme qui ne lui donne pas d’enfant. Ces interventions familiales étaient et demeurent pour Monsieur Diawara autant de flèches portées à son estime.
C’est auprès de l’interprète, homme, qui nous accompagne dans notre travail, que Monsieur Diawara trouve un support narcissique dans ce contenant féminin qu’est le groupe.. Cet interprète est un malien de grande stature physique. Le respect du couple à son égard le situe du côté d’une représentation d’homme sage, figure identifiée et respectée du masculin. Une représentation en contrepoids rassurante au regard de la menace dépressive associée par Madame comme par Monsieur au féminin/maternel.
Les troubles de la fécondité ont débuté pour Madame Diawara avant son départ pour la France. Tous les traitements traditionnels semblent avoir été entrepris au pays. Le couple a déjà fait six tentatives de fécondation in vitro, suivies de transferts d’embryons qui n’ont abouti à aucune grossesse, à ce jour.
Maintenant, quelques mots de :
L’embarcation sur laquelle nous faisons le voyage avec eux
La souffrance psychologique révélée et nourrie par cette improductivité du corps de Madame Diawara s’est cherchée un contenant et c’est ainsi que la rencontre thérapeutique est née. Pour reprendre les mots du thérapeute principal qui introduisent et ponctuent la séance « Nous avons pris des nouvelles des rêves ». Je voudrais vous montrer ici la fonction que prend le rêve dans le dispositif de la consultation et comment de rêve en rêve, le groupe s’actualise dans sa fonction de portage.
A considérer le rêve comme une production psychique qui est un contenant tout autant qu’un contenu, on s’ouvre des perspectives au regard de cette problématique féminine : rêver, c’est pouvoir se vivre comme un être gravide : une femme qui puisse « se représenter comme gardant à l’intérieur d’elle-même une sorte de lieu sombre et secret où elle peut cacher un trésor, trésor auquel elle peut donner accès » ou non (Schneider 1992 : 28).
Rêver, c’est déplacer la problématique de contenance sur une scène psychique, se donner la possibilité de la faire évoluer en remettant en mouvement un processus de construction narcissique, là où le symptôme somatique lui est enkysté dans le corps. Le rêve est étymologiquement un vagabondage. La rêveuse y part en pays lointain à la recherche des invisibles, ceux des origines, ceux de l’inconscient, ceux de la caverne du corps.
L’angoissante question du corps-contenant, maternel et/ou maternant, s’est déployé pour Madame Diawara sur cette scène du rêve. Elle, qui est issue d’une ethnie de pêcheurs, nous invitait immanquablement à un voyage fluvial et aquatique, au cours duquel, on l’a vu et je voudrai vous le faire saisir, la vie est maintes fois aux prises avec la mort.
Le processus auquel nous avons invité le couple se donnait pour objectif de reconstituer ses protections tant internes qu’externes, à la faveur des ces emboîtements gigognes que propose le groupe en travail.
Un voyage sur le fleuve
Ce voyage va se dérouler en trois étapes que l’on peut analyser comme l’élaboration psychique d’un contenant féminin.
La première étape s’inaugure sous le signe menaçant de la mort : Madame Diawara est inquiétée par une tumeur au sein, qui ponctionnée se révèlera bénigne. Comme dans une sorte de jeu de miroir de part et d’autre du sommeil, la mort vient se loger dans le corps immobile de la rêveuse. Je la cite : « Je faisais des rêves, je voyais des morts pas sans visages mais des visages non identifiés ».
A la veille d’un transfert d’embryon, Madame Diawara appelle une figure maternelle introuvable. Ce deuil inélaboré la laisse sans appui. Un maillon manque, qui viendrait l’affilier à des générations successives de femmes.
Puis la mort est mise en balance. Madame Diawara convoque pour nous et pour elle le rêve Des deux silures et du tilapia pour nous faire le récit transparent d’un intérieur féminin favorable à la coction des enfants (Héritier 1996). Elle dit : « Je ne sais pas qui était avec moi, on pêchait au bord de l’eau, deux silures et un tilapia, on les a mis dans une espèce de casserole plus de l’eau dessus pour qu’ils ne meurent pas. »
Madame Diawara, alors seule actrice identifiable, semble se réapproprier ce que, passivement, elle a vécu lors d’un récent transfert d’embryons. Ses associations nous amènent à comprendre que nous sommes en présence de représentants symboliques de l’enfant au masculin, le silure, et de l’enfant au féminin, le tilapia. Madame Diawara se rêve dotée, comblée : dans le fantasme, elle semble se rendre maîtresse du principe masculin comme du féminin, l’effacement du père dans la mise en scène onirique vient le confirmer. Nous sommes comme invités à la fois au spectacle de l’union du masculin et du féminin et à la matérialisation de sa production, c’est à dire, donner vie aux enfants du rêve. Les menaces pour la vie, le travail du rêve permet de les contenir en une représentation condensée : « une espèce de casserole plus de l’eau dessus pour qu’ils ne meurent pas ». Derrière l’acte de protection, il plane comme un scénario de fin de vie. Deux motions contradictoires sont là tenues ensemble en une représentation de compromis : l’une qui trouve à investir un contenant « suffisamment bon » pour accueillir un enfant, et l’autre qui en dénie l’existence, laissant même apparaître ses potentialités destructrices.
La deuxième étape où la menace de mort semble se réaliser : huit mois se sont écoulés depuis le dernier rêve, huit mois de traitement qui ont vu se succéder les échecs d’implantation d’embryons. Madame Diawara se prépare pour une nouvelle tentative. Elle fait ce rêve, qu’elle qualifie de prémonitoire, à la veille d’apprendre la mort de sa sœur au pays :
« Dans mon rêve, une de mes sœurs voulait se marier avec un monsieur. Quand le mariage devait être célébré, le Monsieur n’était pas là, il n’est pas arrivé ». Puis elle poursuit, sans solution de continuité : « On est allé au bord du fleuve avec deux statuettes : une féminine et l’autre masculine. On les a lavés là-bas ». Elle ajoute pour finir : « C’est une façon d’annoncer le décès du lendemain ».
Le mariage ne peut être célébré parce que l’homme, de chair et d’os, manque à l’appel. Une scansion dans le temps du récit et nous sommes transportés au bord du fleuve, peut-être précisément celui que nous avions laissé il y a quelques mois. Les principes masculin et féminin s’y trouvent alors statufiés. Madame Diawara semble avoir fait un pas de plus vers l’expression de ce qui, dans son lien à Monsieur, l’expose périlleusement à la pulsion de mort. Une union qui, si elle se concrétisait par un enfant, reviendrait à s’approprier en son nom propre un contenant matriciel que le fleuve vient ici figurer symboliquement. Seule dans cette épreuve elle viendrait prendre la place d’une mère morte. Les échecs successifs d’implantation ne viennent-ils pas réaliser fantasmatiquement la vengeance de cette mère. Le rêve se détache comme une ombre sur la toile de fond, en draps de deuil, du mariage de Monsieur et de Madame.
La troisième et ultime étape voit le rétablissement de l’équilibre du côté de la pulsion de vie : Entre le rêve précédent et celui à venir, une séance entière à été consacrée à reconstruire le récit du traitement fait au corps réel, en P.M.A. Une précision supplémentaire, les troubles dont souffre Madame Diawara se traduisent par la formation de kystes sur les ovaires venant empêcher la migration des ovules. Voici son rêve : « C’est un rêve un peu compliqué, je me souviens de mon mari, dans le rêve il était question de mon kyste, il y a un géomancien qui était là pour lire le rêve, je n’ai pas vu son visage mais j’ai entendu ses paroles, il a dit il y a un kyste en vous qu’on a réussi à enlever. Le Monsieur a beaucoup parlé, il disait vous avez des soucis, vous n’arrivez pas à avoir des enfants, on a l’impression que c’est la voix d’une femme ou c’est la voix du Monsieur, c’était pas clair, il y a eu une interruption, un coup de téléphone, il y a quelqu’un qui a dit vous avez votre permis, il ne suffit plus d’amener de l’argent »
Le rêve s’apparente à un « bain de paroles » dans lequel une place bien distincte est réservée à chacun, Madame puis Monsieur Diawara. A la faveur d’un déplacement, c’est un tiers qui donne sa voix au désir. Et c’est un locuteur bien particulier que Madame Diawara « s’est choisi » : « Un géomancien qui était là pour lire le rêve, elle n’a pas vu son visage mais elle a entendu ses paroles […] on avait l’impression que c’était la voix d’une femme ou du monsieur. » Une représentation particulièrement condensée, comme nous y a habitué Madame Diawara, au sein de laquelle viennent se loger le thérapeute, le savant ayant accès aux connaissances de l’invisible et quelque chose d’une figure féminine. Cette figure est bien loin des Morts sans visage et sans voix du tout premier rêve, on pourrait mesurer le chemin parcouru au nombre de mots qui ont recouvré la parole. Et combien de paroles se seront échangées, lors de cette séance, autour du mot « kyste » en Bambara pour tenter de le traduire : pour Monsieur Diawara, c’est comme « une boule », « quelque chose de concentré, de dense, de compact, de rond » ; pour l’illustrer, Madame Diawara, de son côté, montre une poterie ronde et lisse posée sur un des meubles de la salle de consultation ; Une co-thérapeute demande à l’interprète : « Utilise-t-on le même mot en Bambara pour parler du ventre d’une femme enceinte ? ». On le voit, le groupe co-construit une de ces représentations intermédiaires qui parlent à la fois d’un contenant et d’un contenu. Pour prolonger ce que dit T. Nathan du lien entre la pensée et le ventre des femmes, on pourrait dire que c’est autour du « fantasme rebondi » du groupe que Madame Diawara a pu trouver les mots pour dire une première fois son désir de grossesse. Ceci dit avec toutes les précautions d’usage, comme nous le précise Monsieur Diawara qui rajoute : « Vraiment, elle n’a pas reçu de détail mais c’est vrai qu’après ce rêve elle a fait un rêve où elle se voyait enceinte ».
Quelques mots enfin de la dernière partie du rêve, qui concerne Monsieur Diawara. Une voix vient interrompre celle du géomancien pour annoncer son succès au permis de conduire. Une fois encore, cette vision est considérée par le couple comme prémonitoire, Monsieur vient en effet de décrocher son permis. Il vient, en outre, d’obtenir des papiers qui lui permettent d’accéder au logement et au travail. Ces réussites sont autant de réassurances narcissiques qui modifient l’équilibre dans le couple. Remarquez à cet égard la place toute nouvelle que Madame Diawara lui ménage au sein de sa scène psychique.
Epilogue
Le périple du couple s’est poursuivi depuis que j’ai achevé ce travail de recherche. Madame Diawara semble toujours porter profondément en elle quelque chose qui l’exposerait à payer de la mort le don de vie. Lorsque dans son rêve des dernières séances quelqu’un lui dit : « si tu creuse la tombe de ta sœur, tu auras la possibilité de lui parler », elle creuse et « ne trouve que de l’eau, de l’eau qui jaillit ». Le rêve se poursuit, on lui dit de plonger la tête dans l’eau pour pouvoir parler avec sa sœur. Alors Madame dit : « non, je vais mourir ». C’est comme si en parlant avec les morts, elle pouvait mourir et peut-être de chagrin. Mais avec les morts, Madame Diawara parle aussi des enfants, comme elle le fait avec une autre sœur dans un second rêve qu’elle relate lors de la même séance. Lorsque plus tard, nous lui proposons que l’eau qui jaillit représente aussi la vie et la fécondité, Madame évoque une prescription qui a cours au pays, dans son ethnie de pêcheur : « On m’a dit une fois de manger des œufs de capitaine, ça favorisera ma fécondité. La personne m’avait dit de prendre ça et que trois mois après je serais enceinte. Je l’ai été au bout de cinq mois avec la F.I.V. ».
Mais insensiblement, les morts, la morte, la sœur mais surtout la maman acceptent d’être honorés, co-mémorés. Si elle savait quoi leur offrir, ils pourraient presque la laisser vivre en paix enfin restaurés, eux comme elle en un souvenir vivant. Cette entreprise, c’est au sein du groupe qu’elle peut la déployer à travers la relation transférentielle. Madame Diawara vient, en effet, avec ce cadeau au début de l’année 2003 : « J’ai rêvé de Madame Neuman, j’ai rêvé qu’elle était venue me voir. Je lui ai demandé ce qu’elle voulait boire ; J’étais tellement contente de la voir que je ne savais plus quel bol lui donner. J’hésitais entre deux bols […] J’ai pensé au champagne mais une fois elle a dit qu’elle ne buvait pas d’alcool [et] j’étais contente », tout comme sa propre mère, musulmane, elle aussi l’aurait refusé. Ce jour là, Madame Diawara avait oublié le champagne que Monsieur Diawara avait néanmoins acheté pour Dominique. Elle a pleuré aussi, sur la promesse inaccomplie d’envoyer 7 fois sa mère à la Mecque pour qu’elle y meurt finalement en paix. Mais déjà, elle envisageait d’honorer cette dette devant Dieu en y envoyant un pauvre croyant.
On voit que ce qui est à l’œuvre dans ce processus c’est la re-construction d’une identité féminine qui vienne s’incruster dans un corps et dans une filiation qui tous deux ont eu à vivre cet autre voyage qu’est la migration entre deux cultures. C’est cette gestation que le groupe thérapeutique est venu accueillir. Au moment où des éléments d’analyse médicale font douter que Madame Diawara puisse un jour mettre au monde un enfant qu’elle aurait porté, il nous faudra accompagner le couple dans l’accueil possible et déjà évoqué par eux d’« un enfant qui vient d’ailleurs », selon l’expression de Madame, elle même. Cet enfant ne sera peut-être pas un produit de la P.M.A. autrement dit de la médecine des blancs. Mais il ne sera pas non plus un enfant né dans l’entourage familial, comme cela se pratique au pays pour les femmes sans enfant, cela Madame s’y refuse. Son enfant devra être de ceux dont on ne puisse retrouver les origines biologiques, c’est du moins sous cet angle qu’elle envisage une procédure d’adoption à la française. Peut-être pour pouvoir faire, malgré tout, cette expérience de la maternité, si bien décrite par Monique Schneider, consistant à « porter sans savoir qui on porte, porter aveuglément » (1992 : 34).
BIBLIOGRAPHIE
Bettelheim B. Psychanalyse des contes de fées. Paris : Robert Laffont ; 1976.
Freud S. (1926) L’interprétation des rêves. Paris : P.U.F. ; 1967.
Héritier F. Masculin / féminin – La pensée de la différence. Paris : Odile Jacob ; 1996.
Jama S. Anthropologie des rêves. Paris : P.U.F., Coll. « Que sais-je ? » ; 1997.
Nathan T. Le sperme du diable. Paris : P.U.F., Coll. « Les Champs de la Santé » ; 1988.
Schneider M. La part de l’ombre – Approche d’un trauma féminin. Paris : Aubier ; 1992.
* Psychologue. Co-thérapeute - Consultation transculturelle de la maternité de l’Hôpital Jean Verdier.